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Bourges : Les arbres bienvenus dans la ville

Au-delà de ce qui existe déjà, la municipalité et sa maire adjointe déléguée à la transition écologique et aux espaces verts, Catherine Menguy, portent une politique engagée de végétalisation urbaine, d’aménagements structurants, et de qualité des sols. Autant de marqueurs de cette volonté de relever les enjeux majeurs que « l’arbre » représente dans l’aménagement du territoire.
Accompagnée de deux techniciens municipaux, Damien Villemont, gestionnaire patrimoine arboré, et Emmanuel Bajard, directeur général adjoint environnement, cadre de vie et transition écologique, Catherine Menguy a présenté face à la presse la nouvelle plantation d’arbres fruitiers sur le site du parc paysager de Bourges. « On vient de replanter un verger ce qui est souvent une demande des citoyens. Bien évidemment, ils seront en libre-service, espérant que les fruits ne seront pas pris trop tôt. Ce sont de très beaux arbres avec de belles fleurs avant les fruits qui annoncent le printemps ; ça permet aussi aux abeilles de venir butiner, aux oiseaux de se nourrir. Nous avons abattu certains arbres, notamment des érables, à cause d’une maladie, la suie, causée par un champignon. Le retard dans les plantations est, lui, dû notamment à la sécheresse.” De nombreuses villes en France étudient et mettent en place des strates arborées dans l’écosystème urbain. Exemple parmi tant d’autres, la ville de Metz a mené une étude transdisciplinaire permettant d’identifier les services écosystémiques rendus par l’arbre en fonction de leur essence. A Bourges, depuis quelques années, a été mis l’accent sur ce rôle majeur des arbres dans l’aménagement urbain et périurbain (lutte contre les îlots de chaleur grâce à l’évaporation d’eau par les feuilles ; maintien de la biodiversité commune par la structuration de trames vertes, etc.). De nouvelles plantations berrichonnes sont ainsi programmées et devraient voir le jour à très court terme (jeunes plants forestiers d’érable sycomore mycorhizés pour mesurer leur résistance à la maladie précitée (300 au gymnase Leo Lagrange ; 50 au domaine horticole); 25 arbres de voirie plantés à l’automne rue Barbès; 2 arbres munis de fosses de plantation en caisson pour accroître le volume de sol disponible et l’adduction d’eau de pluie rue des Pechereaux; 4 arbres rue du Commerce, 1 rue Coursalon, 2 avec caisson rue Jacques Rimbault, 1 boulevard Joffre, etc.) Arbres et arbustes rendent des services mal connus du public et des aménageurs car il ne suffit pas de planter : il faut penser à l’après et intégrer dans les réflexions d’aménagement, par exemple, le choix des espèces recommandées.
J.F.